M13 : L’art et la maniA?re

Avec l’art et la maniA?re, les M13 nA�s en 2000 remportent les finales territoriales CIFR B.

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Pour un joueur, comme pour un A�ducateur, certaines journA�es restent inoubliables car elles sont exemplaires des plaisirs que le rugby nous procure. Ces finales territoriales furent une belle fA?te dont les 15 joueurs du RCP 15 demeureront les rois A� tout jamais. Ils ont A�tA� vaillants, solidaires, patients et attentifs. Dans une poule relevA�e comprenant Garches, Finances et le Racing Club, nos joueurs ont, dA?s le dA�but, marquA� ce tournoi de leur empreinte. Les avants conduits par un capitaine exemplaire, font des merveilles. La deuxiA?me ligne percute, secoue ses vis-A�-vis et parvient A� plusieurs reprises A� franchir le rideau dA�fensif, permettant ainsi au soutien dans la��axe de progresser vers la��en-but. Le souci de se passer le ballon est constant, celui de le rA�cupA�rer dans tous les regroupements est rapidement payant. De mieux en mieux lancA�e, la paire de centre montre la��exemple A� toute la ligne arriA?re. Le ballon reste sur le terrain. Aucune touche ne sera jouA�e lors des deux premiers matchsA�!

 

Les joueurs du RCP 15 sortent premiers de la poule aprA?s avoir battu Finances par 3 essais A� rien, fait match nul contre les joueurs entreprenants du Racing Club de France (malgrA� un pressing offensif qui ne nous permet pas de concrA�tiser. Nous faisons mA?me un en-avant dans la��en-but adverse) et dominA� Garches 4 A� zA�ro.

A� la mi-journA�e, la��A�quipe ne sa��emballe pas. Les joueurs restent concentrA�s. La complicitA� qui les lie peut les conduire plus loin encore. Aucune individualitA� ne tente da��imposer ses opinions au groupe. Autant que la maA�trise technique ou la puissance physique, ca��est cet A�tat da��esprit qui permet A� cette A�quipe de se prA�senter en quart de finale avec sA�rA�nitA�. Avec une petite sieste rA�paratrice dans le vestiaire et un petit discours de motivation, nous revoilA� sur le prA� pour affronter le SCUF. Dire que ce match fut unilatA�ral est un euphA�misme. A� aucun moment, nos adversaires ne nous ont rA�ellement inquiA�tA�s. Notre pilier, Vincent Accardo, fait parler sa puissance et franchit par six fois le premier rideau. Il marque 4 des 5 essais de notre A�quipe qui na��en encaisse aucunA�! Vincent, comme le capitaine de la journA�e, Nicolas Jacques, montre la��exemple. RepositionnA�s en deuxiA?me ligne, Enzo Riga et Gaspard Rey font des miracles. Les soutiens sur les porteurs de balle sont impeccables. Nous jouons devant et cela paye. Nous devrons nA�anmoins apprendre aussi A� dA�velopper notre jeu dA�ployA� et A� nous faire des passes lancA�s A� pleine vitesse. Nous jouons trop souvent arrA?tA�sA�!

Les quarts de finales sont nettement plus corsA�s. Nous tombons sur la��A�quipe Une de Suresnes, trA?s, trop, sA�re da��elle. Cette fois, le match est trA?s accrochA�. Nous oublions da��abord de plaquer. Nous jouons en reculant. Notre charniA?re est mise trop souvent sous pression. Il faut revenir au combat, bloquer les vagues, se calmer et reprendre le cours de notre jeu. Ca��est ce que nous faisons et cette fois, nos avants, percutants, mais plus fatiguA�s, parviennent A� repousser les attaques adverses sans parvenir A� franchir. FA�briles, les joueurs de Suresnes se mettent A� la faute sur plusieurs regroupements. Sous pression, ils commettent des en-avants qui nous permettent da��obtenir des mA?lA�es. Nos joueurs dA�cident alors de repositionner nos deuxiA?me lignes au centre. Choix judicieux. Tour A� tour, Gaspard et Enzo franchissent.

A� trente secondes de la fin, aprA?s un groupA� pA�nA�trant dA�vastateur, notre demi de mA?lA�e, Johan et notre demi da��ouverture, Cyprien, dA�cident de jouer un petit cA?tA� (alors que le grand cA?tA� A�tait quasiment videA�mais nosA� garA�ons jouent plus facilement sur leur passe naturelle A� gauche. Il faudra sa��entraA�ner A� se faire des passes A� droitesa��).

Le ballon parvient en bout de ligne pour un essai da��A�cole. Nous ne sortirons plus du camp de nos adversaires. Un A� zA�ro, le plus petit score, mais nous na��avons toujours pas encaissA� da��essai.

La finale se joue une heure plus tard aprA?s une autre petite sieste. Et oui, nos joueurs peuvent rester couchA�s plus de 20 minutesA�en fermant les yeux ! Une fois de plus, Vincent Accardo sa��endort aussitA?t. Ca��est un pro de la rA�cupA�ratonA�! Les joueurs du Stade franA�ais nous attendent de pied ferme et le match sera particuliA?rement A?pre. A� trop vouloir marquer, nous dA�jouons durant deux bonnes minutes. Une fois de plus, nous reculons. Notre charniA?re a beaucoup de mal A� trouver des solutions. Les soutiens sont trop en retard et nous perdons des ballons au grattage. Heureusement, les joueurs du Stade franA�ais na��osent pas envoyer le ballon vers la��aile. Trop souvent, nos trois-quarts convergent vers le ballon et les regroupements. Ils laissent des trous bA�ants dans notre dA�fense. Les joueurs du Stade franchissent notre ligne da��en-but une fois, mais notre arriA?re, Arthur Madignier, repousse le porteur de balle qui commet un en-avant. Heureusement, cela ne se reproduira plusA�! La��A�quipe soudain remet la marche en avant. Une fois de plus, les avants montrent la��exemple. Nous retrouvons notre jeu. AprA?s une sA�rie de pick and go au centre du terrain, nous obtenons une pA�nalitA� A� 10 mA?tres de la ligne adverse. Le ballon sort proprement du ruck qui suit notre attaque. Cyprien Audy sa��en empare et mystifie la dA�fense adverse. Deux crochets suffisent A� le propulser dans la��en-butA�! Un A� zA�ro, ce sera le score finalA�!

 

Je suis fier de cette belle A�quipe, A�quilibrA�e, sereine, heureuse de jouer au rugbya�� Bravo A� tousA�!

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