M13 CIFR A : Fallait avoir envie!

Pour ces premiers matchs de championnat, et malgrA� un lA�ger flA�chissement en premiA?re mi-temps contre Chevreuse, ce sont des 2001 plein d’envie et concentrA�s sur leur jeu qui sont aller s’imposer sous une pluie battante contre leurs hA?tes de Bobigny et les autres invitA�s de Chevreuse.

MalgrA� les bouchons, la pluie, les accidents sur le pA�riphA�rique et un GPS fantasque, nous arrivons A� peu prA?s A� l’heure au Stade la Motte, dotA� depuis deux saisons d’un terrain synthA�tique. Le trajet en bus fut calme, comme souvent A� l’aller, ce qui permit aux M9 de ne pas A?tre trop effrayA�s par leurs remuants et bruyants aA�nA�s. Comme Chevreuse, venu de trA?s loin, est arrivA� bien aprA?s nous, nous commenA�ons par la rencontre contre Bobigny, qui se jouera intA�gralement.

 

Offensifs

Les consignes du jour ont A�tA� simples : « des placages offensifs pour faire reculer l’adversaire, une prA�sence de chaque instant pour rA�cupA�rer ou sA�curiser les ballons ainsi qu’offrir des choix multiples au porteur de balle, du soutien, du soutien et encore du soutien. Vigilants! ConcentrA�s! AppliquA�s! Et aprA?s, si vous avez des ballons, jouez-les, c’est ce que vous faites le mieux ».A�Cette A�quipe de Bobigny semble belle : de beaux gabarits, des joueurs rapides et agiles. Nous pensons que cela sera rude. Les premiA?res secondes rA�vA?lent d’ailleurs un beau joueur balbynien, portant le numA�ro 12. Il est grand, athlA�tique, incisif, vif, et sait tenir et faire vivre un ballon. On se dit que cela va sans doute A?tre trA?s rude.
Mais trA?s rapidement nous dA�couvrons chez les nA?tres une envie qu’on ne leur connaA�t pas toujours en dA�but de match. L’une des premiA?res attaques du nA�12 rouge et noir se voit repoussA�e par un magistral placage offensif de Pierre, qui fait reculer son vis A� vis de deux mA?tres. Nouvelle attaque de Bobigny, qui exploite un ballon trA?s propre et l’A�carte jusqu’au 12… qui recule A� nouveau sur placage offensif de Pierre. La balle grattA�e suite A� ce placage est bien exploitA�e par nos joueurs qui franchissent une premiA?re fois la ligne au terme d’un beau mouvement. Bobigny ne baisse pas les bras, et se remet A� l’attaque, mais les placages parisiens sont tous rA�ussis, et, surtout, font reculer les attaquants rouges et noirs. PrivA�s de ballons, nos hA?tes ont du mal A� jouer.

 

Joueurs

GavA�s de ballons, les nA?tres les jouent tous, et, ne les font que rarement tomber, malgrA� la pluie et le froid. Je ne sais s’ils se sont intA�rieurement pris pour Johnny Halliday avant la rencontre, en hurlant secrA?tement en leur for intA�rieur « qu’on me donne l’envie! », mais une chose est certaine : ils l’ont! En totale autonomie sur le jeu, ils combinent, osent, rA�citent leurs gammes en s’appliquant, et, sur le bord du terrain, brille dans les yeux des dirigeants et des coaches l’absent de tout ciel. Ces croisA�es, ces feintes, ces « je fixe – je donne », ces passes aprA?s contact, ces passes au pied, orchestrA�es sur un tempo rapide de ballons vite propres et vite libA�rA�s par Alexandre ou Etienne, seront notre soleil de l’aprA?s-midi.
Tout le monde joue, tout le monde se donne, tout le monde donne la balle. MA?me FA�fA� va, parfois, prA�fA�rer fixer et donner que percuter et transmettre aprA?s contact dans une de ces positions aussi acrobatiques qu’improbables dont il a le goA�t et le secret. Mais rassurez-vous, on a quand mA?me vu sa cA�lA?bre « chistera de la mort », qu’il effectue traditionnellement en vol planA�, et sans regarder. A la mi-temps, nous menons donc par 4 essais A� rien. La seconde mi-temps fut identique A� la premiA?re. Bobigny ne dA�sarme pas et essaie toujours d’attaquer, mais se retrouve trop souvent sur le reculoir pour pouvoir construire. Et nos garA�ons, toujours aussi appliquA�s, en profitent pour inscrire quatre nouveaux essais. Score final : 8-0 pour Paris 15.

 

Au fond de la vallA�e

La premiA?re mi-temps contre Chevreuse fut moins glorieuse. Comme si, aprA?s avoir tutoyA� les sommets d’un rugby fluide et appliquA�, nos joueurs avaient dA�valA� la pente pour se retrouver au fond de la vallA�e. Ils resteront coincA�s durant toute la premiA?re mi-temps dans ce talweg boueux. La courbe de niveau de leur rugby est au plus bas : moins de soutien, moins d’application, des placages moins conquA�rants, moins de collectif… Sous nos yeux mA�dusA�s A�volue une A�quipe mA�connaissable, composA�e de 11 Jean-Claude Dusse, aussi incapables de planter leur rugby que Jean-Claude son bA?ton! Mais, comme aurait dit Jean-Claude, « sur un malentendu, on peut conclure ». Ainsi, grA?ce A� quelques fulgurances individuelles, Paris 15 mA?ne nA�anmoins 3-0 A� la mi-temps. AprA?s tout, Jean-Claude Dusse a bien fini avec Gigi…

 

RemA?de et guA�rison

Comme nous sommes au pied de l’hA?pital Avicenne, une mA�dication s’impose : coaches et dirigeants se lancent dans un diagnostic diffA�rentiel de la stA�nose rugbystique de l’A�quipe, suivi d’une sA�ance de thA�rapie de groupe par l’oralitA�, A�galement appelA�e en jargon ovalien « remontage de bretelles ». Pour que le traitement soit efficace, les joueurs doivent A�faire un cercle resserrA� et regarder le bout de leurs crampons, et A�couter attentivement les incantations de l’encadrement, longues litanies mA?lant paroles posA�es, formules poA�tiques, A�ructations et exclamations de voix entrecoupA�es de lourds silences. Ensuite, ils iront mA�diter pendant que Chevreuse prend pA�niblement l’ascendant sur Bobigny au terme d’une mi-temps confuse.
De retour sur le terrain, nos joueurs nous montrent que la thA�rapie a fonctionnA�. Ils ont retrouvA� le sens du jeu, et celui des passes. Sans A?tre au niveau de leurs deux premiA?res mi-temps contre Bobigny, les noirs et jaunes semblent avoir remontA� la pente et se font A� nouveau plaisir autant qu’ils nous font plaisir. On plaque, on gratte, et on essaie de construire de beaux mouvements. Ils marqueront ainsi encore trois essais, pour sortir du terrain victorieux sur le score de 6 A� 0.

Avec cette pluie, ce froid, il fallait vraiment avoir envie. Ils l’avaient! Bravo A� tous.

DA�solA� pour la piA?tre qualitA� des photos… pluie et buA�e sur l’objectif, doigts gourds, sangliers qui avaient mangA� des cochonneries….

M13 : Rodez 2013, un bon cru!

Le Top 12, plus important tournoi au monde pour les M13 redevient une tradition chez nous. L’A�popA�e de cette annA�e se termine en beautA�, faisant du millA�sime 2013 un bon cru pour nos M13.

Partis de Paris en bus couchettes le vendredi A� 23h, nous fA�mes accueillis le lendemain A� 7h par nos charmantes amies ruthA�noises Sylvie, chargA�e de nous accompagner durant tout le week-end, et Isabelle. Quel plaisir de les retrouver, toujours avec le mA?me sourire et la mA?me joie e vivre malgrA� l’heure matinale et le rythme effrA�nA� d’un week-end plus qu’intense pour elles, tout cela autour d’un petit dA�jeuner dA�licieux et copieux au buffet de la gare de Rodez.A�MalgrA� le manque de sommeil, les mines sont rA�jouies, et les langues bien pendues nous font commencer la journA�e dans la bonne humeur.

 

Les festivitA�s du samedi

L’installation au lycA�e Monteil terminA�e, il fallut se changer vite et redescendre dans la cour pour attendre le signal du dA�part. LA�, nos joueurs retrouvaient avec plaisir leurs amis florentins et s’amusA?rent ensemble bruyamment A� se faire A� 36 des passes volleyA�es avec un mini ballon de rugby, sous les yeux A�tonnA�s des autre dA�lA�gations prA�sentes. Vint ensuite l’heure du dA�filA� dans les rues de Rodez, sous une pluie battante, oA? nos charmants bambins firent entendre leurs voix, et leur rA�pertoire… Sans commentaire…

ArrivA�s A� Vabre pour le dA�jeuner – une excellente daube de bA�uf A�tait au menu -, nous dA�couvrA�mes avec surprise que le soleil A�tait revenu. Vint alors le temps des rencontres amicales, aprA?s un petit entraA�nement. Nous rencontrA?mes successivement les Irlandais de Muskerry, nos amis Italiens de Firenze, et, aprA?s s’A?tre abritA�s quelques minutes pour A�viter un nouveau dA�luge, nos habituels partenaires du samedi, les verts et blancs de Pic Saint Loup. L’aprA?s-midi fut loin d’A?tre concluant : un engagement dA�cevant, A�normA�ment de fautes de mains, de jeu, et mA?me des bA�vues monumentales. Une conclusion optimiste s’imposait : ils avaient sans doute voulu A�puiser leur stock de conneries A� faire le samedi, pour A�viter d’en faire le dimanche.

AprA?s cet A�chauffement agrA�able, retour A� Monteil dans le bus de nos amis italiens, car nos chauffeurs n’avaient plus le droit de conduire. On se douche et on se change vite, avant de repartir au LycA�e Saint Joseph pour le dA�ner, encore avec nos amis italiens, et toutes les autres dA�lA�gations logA�es A� Monteil. Ensuite, dA�part pour l’AmphithA�A?tre, salle de concerts de Rodez, pour la soirA�e de prA�sentation des A�quipes. Retour A� Monteil dA?s la fin de la prA�sentation pour les joueurs et leurs cinq accompagnateurs officiels, tandis que nos trois supporters goA�tent au joies d’un dA�licieux buffet.

 

Les hostilitA�s du dimanche

Le lendemain, c’est le grand jour. RA�veil des enfants A� 6h30 par un curieux personnage vA?tu de tongs, d’un jean gris, et d’un maillot RCP 15 de taille XS : par consA�quent, le prochain qui me dit que son maillot est trop petit, je lui rA�ponds que si moi je rentre dans du XS, son maillot peut encore lui aller de nombreuses annA�es 😉

AprA?s un bon A�chauffement, cA�rA�monie des hymnes. Les enfants sont heureux, ils chantent A� pleins poumons l’hymne national, ou les hymnes pour Pietro, qui a pu en chanter deux, lui.
Et c’est le dA�but des hostilitA�s dans notre « poule de la mort », dA�but difficile, puisque nous commenA�ons par affronter le Stade Toulousain. Que dire? Sinon que je n’ai jamais vu une A�quipe aussi monstrueuse! des monstres de technique individuelle, d’organisation, de physique. Quand je dis physique, je ne parle pas de taille, bien que certains beaux bA�bA�s, comme Joshua Brennan, soient en mesure de nous toiser tous du haut de ses 12 ans, adultes compris. Non, je parle de vivacitA�, de rapiditA�! Ils ont des cannes de feu ces gosses, et malgrA� la rA�sistance, pas toujours trA?s performante des nA?tres, nous encaissons 5 essais et comprenons que certains ont dA� A?tre tA�tanisA�s par la renommA�e de l’adversaire avant d’A?tre terrassA�s par son talent. Cinq essais, comme toutes les autres A�quipes qui rencontreront le stade Toulousain dans la matinA�e.
Vient ensuite le match contre Albi, match A?pre et rugueux oA? l’engagement physique est de rigueur, et la dA�fense acharnA�e, jusqu’A� ce que nous trouvions la brA?che et marquions. Il ne reste plus beaucoup de temps A� jouer, et le match semble acquis si l’on tient le score en dA�fendant comme depuis le dA�but de la rencontre. HA�las, un relA?chement coupable permet aux Albigeois de progresser sur 15 mA?tres, consomme beaucoup trop de joueurs dans le maul, et met les Tarnais dans une position de deux contre 1 qu’ils exploitent A� merveille. Match nul, 1 partout. A�a gueule sur la ligne de touche! Notre prA�sident ne dit rien, mais n’en pense pas moins : c’est foutu.

La rencontre suivante nous oppose A� Lille, que nous dominons aisA�ment, mais sans marquer assez : un essai acrobatique de Pierre qui tourbillonne et plonge au-delA� de la ligne A� travers un trou de souris dans un mur lillois en dA�gommant deux joueurs comme aux quilles. Pas trA?s orthodoxe, mais aprA?s tout, en Aveyron, on joue aussi aux quilles. Le second essai est plus A�lA�gant, car il intervient sur une redoublA�e entre Pierre et Ben qui envoie Ben au-delA� de la ligne.

Avec attention nous regardons la rencontre entre le CA PA�rigueux et Toulouse. Les deux nous ont impressionnA�s, et nous craignons une surprise pA�rigourdine qui n’arrangerait pas nos affaires. L’engagement est rude, PA�rigueux tient bon, mais finit par craquer, comme les autres devant les petits ogres toulousains, et se faire manger A� la mA?me sauce. L’espoir renaA�t chez nous.

Le match est serrA�, A�a joue bien des deux cA?tA�s et surtout A�a dA�fend ardemment.A�PA�rigueux marque en premier. Une belle attaque des nA?tres met Pierre en position de marquer : plaquA� par deux joueurs il tend le bras pour aplatir, mais un troisiA?me ciel et blanc tape dans le ballon.. Toujours 1-0. Les jaunes et noirs ne relA?chent pas la pression, et se trouvent encore A� deux doigts de marquer, mais un parisien relA?che le ballon devant la ligne sous le coup d’un gros placage. PA�rigueux marquera une nouvelle fois, et s’imposera 2 A� 0, mais le match fut bien plus A�quilibrA� que ne le reflA?te le score. Au bout du compte, comme Lille perd son dernier match, nous sommes qualifiA�s pour les 1/16A?mes de finale, mais nous savons que ce sera dur, car, avec un mauvais classement en poule, nous risquons de tomber sur un gros morceau.

Repas en dA�calA� pour Fred et Julie, car trois joueurs sont allA�s faire un tour au plateau mA�dical avec Juju dont le mollet tire, et grignotage pour StA�phane et moi, qui avons attendu les joueurs en faisant des « relations publiques », puis sommes stoppA�s dans nos vellA�itA�s d’aller manger par l’arrivA�e de mes amis venus d’AriA?ge pour nous soutenir. Heureusement, StA�phane avait fait des provisions de saucisse sA?che au marchA� pendant le dA�filA�, et Robert est allA� nous chercher trois saucisses grillA�es. Merci Robert! Et puis c’est l’heure de retourner sur le prA�.

Match trA?s engagA� contre le Castres Olympique, puisque presque tous nos joueurs sont capables de faire de beaux placages offensifs, et de rA�cupA�rer les ballons derriA?re. Du coup, contre toute attente, nous dominons. PrivA�s de ballons, les Castrais tiennent toutefois bon en dA�fense, et notre domination demeure malheureusement stA�rile. Coup de sifflet final, sur un score vierge. Nous sommes A�liminA�s, car en cas d’A�galitA�, c’est le classement du matin qui dA�partage les A�quipes, et le CO est sorti premier de sa poule. Que de regrets! Si belle aurait A�tA� l’aventure au-delA� des 1/16A?me.

Alors, il faut vite se reconcentrer sur le trophA�e Ovalix, qui classe les clubs de la 17A?me A� la 32A?me place. Surprise, il y a du beau monde avec nous, dans ce trophA�e : Rodez, Albi A� nouveau, Stade Aurillacois, Firenze, nos amis, Limoges, Tyrosse, Balma, l’ASM, vainqueur l’andernier du Top 12… Nous allons rencontrer successivement le Stade Aurillacois, Balma, puis Firenze.

Le match contre Aurillac est engagA� lui aussi, mais nous arrivons A� tirer plus facilement notre A�pingle du jeu. Nous avons des ballons, nous construisons, mais la dA�fense cantalienne tient bon. Elle finit par cA�der une premiA?re fois sur une belle action conclue par Pierre qui trouve le trou et s’A�chappe. Elle cA?dera encore une autre fois.

Le match suivant contre Balma est trA?s A�quilibrA�. Bonne dA�fense des deux cA?tA�s, le ballon change sans cesse de mains car les placages offensifs des deux A�quipes sont trA?s efficaces et permettent de rA�cupA�rer des ballons, aussitA?t reperdus malheureusement. En outre, pour la premiA?re fois depuis le dA�but de la journA�e pour nous, l’arbitrage est assez mA�diocre : l’arbitre, ayant le coup de sifflet facile et rarement opportun, hache sans cesse le jeu, ce qui ne permet A� aucune A�quipe de dA�velopper du jeu. RA�sultat nul au terme de la rencontre.

L’ultime match est une vA�ritable aubaine : nous pouvons encore une fois jouer contre nos amis transalpins. La rencontre s’annonce belle, et sympathique. Coup d’envoi pour Firenze, sur Paul, qui relance, fait mine de prendre un trou, puis part en travers vers la touche, embarquant la dA�fense avec lui, pour finalement croiser avec Pierre, qui part A� l’essai. MA?me pas 10 secondes de jeu et nous menons. L’ouvreur Florentin, soucieux de ne pas commettre la mA?me erreur dans son coup de pied d’engagement, ne joue pas sur Paul, mais sur Pierre. PierreA�A�fait mine de prendre un trou, puis part en travers vers l’autre touche, embarquant la dA�fense avec lui, pour finalement croiser avec Paul, qui part A� l’essai. Au bout de trente secondes, nous menons deux A� zA�ro. Nous inscrirons encore deux essais dans cette rencontre, dont un autre trA?s beau par Pietro qui vient au terme d’un trA?s joli mouvement seconder l’ailier et aplatir en coin.

Maintenant, il faut attendre les rA�sultats. Quel que soit le trophA�e, Top 12, Ovalix, ou Papoune (du surnom du fondateur de l’A�cole de rugby de Rodez, prA�sent sur le site malgrA� ses 91 ans), seules trois A�quipes sont appelA�es sur le podium. Comme les Toulousains sont A� la douche, on commence par l’Ovalix. Surprise! Bonne surprise! Excellente surprise : sont appelA�es sur le podium Rodez, vainqueur de l’Ovalix, l’ASM, deuxiA?me, et deux autres A�quipes : Millau, et Paris 15!

Bravo les gars, c’est bien! C’est mA?me trA?s bien! Mais, vous comme nous, vous savez trA?s bien que A�a aurait pu A?tre encore mieux. Vous en avez les moyens! Alors arrA?tez de vous caguer dessus devant les Gros Clubs, appliquez-vous, progressez encore, faites ce que vous savez faire et que vous avez fait tant de fois dA�jA� par le passA�. Et vous aurez encore plus de plaisir et de joie.

Pour finir, le gag du jour : nos maillots ont eu du succA?s, et certains A�trangers notamment ont voulu en A�changer avec nos joueurs. Du coup, je me suis ruA� sur un gamin blond pour lui dire : « Quoi! T’es pas encore douchA�! File au vestiaire! ». Surprise pour lui, comme pour moi : ce n’A�tait pas un des nA?tres, mais un Gallois!

La suite en quelques images

 

 

M13 2001 : « poule de la mort » A� Rodez

Ce soir, alors que la nuit A�tait tombA�e sur la France depuis quelques heures, la composition des poules du Top 12 a A�tA� dA�voilA�e. Un honneur pour nous d’A?tre dans une poule aussi difficile.

 

Le Top 12 a un surnom, bien mA�ritA� : la Coupe du Monde des benjamins. Imaginez 12 nations s’affrontant sur le prA�, reprA�sentA�es par 48 A�quipes, 11 A�trangA?res, oA? l’on trouve des Sud Afs, des Argentins, les 6 Nations du Tournoi, auxquelles il faut rajouter la Belgique, l’Allemagne, la Suisse… CA?tA� franA�ais, c’est du lourd : presque tout le Top 14 est lA� (en fait, il ne manque que les franciliens), une bonne partie de la Pro D2, quelques clubs de FA�dA�rale 1, et, pour finir, des petits poucets mA�ritants, parmi lesquels des aveyronnais, des gardois, et nous.

Et nous, cette annA�e, nous sommes dans une poule particuliA?rement relevA�e. Jugez-en par vous-mA?mes :

  • LA CAPELLE MARIVAL
  • STADE TOULOUSAIN
  • SPORTING CLUB ALBIGEOIS
  • CA PERIGUEUX DORDOGNE
  • RUGBY CLUB PARIS 15
  • LILLE METROPOLE RUGBY

C’est une occasion inespA�rA�e pour nos joueurs de rencontrer les A�coles de rugby de clubs aussi prestigieux, et de montrer A� tous que si nous sommes le plus gros club de France, nous ne sommes pas le plus mauvais. En espA�rant qu’ils sauront saisir la chance qui leur est offerte, et sauront se montrer A� la hauteur.

Firenze: joies, regretsa�� souvenirs

Ce week-end A�tait cochA� depuis longtemps dans le calendrier des 2001. Comme depuis de nombreuses annA�es nous allions franchir les Alpes pour rejoindre Firenze et retrouver nos amis italiens.A� Cette annA�e nous pouvions reprendre A�A�nos habitudesA�A� avec un voyage direct en train de nuit. La��excitation A�tait grande vendredi soir A� la Gare de Lyon pour les 19 joueurs et les accompagnateurs se prA�paraient A� une nuit difficilea��..

DA�part A� la��heure, tout le monde sa��installe dans son compartiment. TrA?s vite le pique-nique commence et se poursuit par quelques jeux. AprA?s quelques heures tout le monde dort A� poings fermA�s A�A� part un compartiment da��irrA�ductiblesA� qui jusque loin dans la nuit continuera A� bien sa��amuser. Au rA�veil un petit dA�jeuner pour se mettre en forme et sA�ance de rangement. Pour certains il ya du boulotA�!!

Nous arrivons A� la��heure prA�vue (dA�cidemment tout a changA� pour ceux qui se souviennent de notre A�A�expA�ditionA�A� en 2011)A� et sommes comme A� la��accoutumA� accueillis par quelques parents / dirigeants du Rugby Firenze 1931 qui se chargent des bagages de la dA�lA�gation du RCP 15.

Nous voilA� partis dans les rues de la ville des MA�dicis. PremiA?re halte pour un petit chocolat, un jus da��orange ou un espresso pour les plus grands. La��heure encore matinale nous permet de profiter des splendeurs de la ville sans que nos jolis poussins jaunes ne sa��A�garent au milieu de la foule des touristes (Piazza San Giovanni, Piazza della signoria, passage devant la Galleria degli Uffizi, traversA�e de la��Arno sur le Ponte Vecchio). Nous dA�cidons de monter sur la colline jusqua��A� la basilique di San Miniato al Monte pour profiter de la vue magnifique sur la ville (vous pouvez juger par vous mA?me avec la photo qui illustre ce petit texte).

Il A�tait grand temps de faire une pause et da��aller manger une pizza sur la Piazza della Signoria. A�Le jeune rugbyman parisien rA�cupA?re vite et nous poursuivons la visite (Piazza del Mercato Nuovo,A� la cathA�drale Santa Maria del Fiore, le battistero di San Giovanni,..) sans oublier la��indispensable pause pour les gelattiA�!!!

Le moment A�tait venu de rejoindre la via Paoli et le stade de rugby juste en face du stadio Artemio Franchi (celui des manchots de la Fiorentina) ainsi que les familles qui allaient accueillir nos petits parisiens jusqua��au lendemain. Je crois que les enfants ont tous passA� de bons moments en dA�couvrant la gastronomie italienne et pour certains la douceur de la campagne toscane.

Le lendemain vers 8H30 nous retrouvons tout le monde pour le grand jour dA�diA� au rugby et disputer la 7A?me A�dition du tournoi Francesco Borelli parmi un millier da��enfants venus de toute la�?Italie et sous le regard da��Alfredo Gavazzi le PrA�sident de la FA�dA�ration Italienne de Rugby.

Nous avons la chance de dA�buter le tournoi rA�unissant, dans cette catA�gorie, 16 A�quipes sur le terrain da��honneur face au Firenze Rugby Club (la��un des 2 autres clubs de la ville) par une victoire relativement facile (8-0) en A�tant pour une fois bien concentrA� dA?s la premiA?re minute. Le deuxiA?me match face A� la��A�quipe 2 de nos amis Rouge et Blanc fut un peu plus accrochA� mais se solda lui aussi par une victoire (5-0). Le jeu prA�sentA� na��A�tait peut A?tre pas extraordinaire mais il y avait beaucoup de sA�rieux et tout le monde A�tait impliquA�. Le dernier match contre le Benetton Trevise avait pour certains des airs de revanche. Cette A�quipe avait A�liminA� le RCP 15 en demi-finale la��an dernier. En 2013 il na��y eu pas vraiment de match et le mA�rite en revient aux 19 joueurs jaunes et noirs qui la��emporte 10-0.

Bilan de la phase de Poules 3 matchs a�� 3 victoires. 23 essais marquA�s a�� 0 encaissA�. Si les tA?tes ne gonflaient pas trop et si le chaud soleil florentin restait supportable la suite de la journA�e pouvait A?tre belle.

Encore 2 matchs A� gagner avant da��aller reprendre des forces en mangeantA� la pasta puis de disputer la finalea��.. Surtout ne pas se dA�concentrer et croire que tout sera facile.

Premier obstacle sur la route un quart de finale contre Brescia qui ne sa��annonA�ait pas simple mais en dA�marrant pied au plancher les petits parisiens faisaient douter leurs adversaires qui finissaient par cA�der et encaisser une dA�faite un peu lourde (6-0). Tout le monde une fois encore a contribuA� A� cette victoire et un Tournoi de ce genre se gagne en A�quipe en permettant par des changements rA�guliers que tous les joueurs conservent des forces pour aller au bouta��a��si possible.

Dernier match de la matinA�e et demi-finale contre Arezzo. Le rythme ne faiblit pas et les jaunes et noirs ne laissent pas respirer leurs adversaires pour la��emporter 8-0.

Cette matinA�e se termine bien et tous les espoirs sont permis mais aprA?s un repas bien mA�ritA� nous savons que la��attente est longue jusqua��A� la finale tant attendue.A� Ce sera le dernier match du tournoi aprA?s les finales moins de 8 et moins de 10. Allons nous enfin A� ramener A� Paris le maillot de FrancescoA�?

Bien installA�s A� la��ombre des arbres au fond du terrain, un peu A� la��A�cart des tribunes qui se remplissent les 19 joueurs semblent assez sereins et certains en profitent mA?me pour lire la��Equipe et le compte rendu de la finale du Top 14 (merci Stefano).

La finale des U8 voit la victoire de Livorno face au Benetton Trevise. En U10 le Benetton la��emporte devant Brescia alors que le RCP15 termine A� une superbe 3A?me place en dA�pit d’un effectif des plus rA�duits.

Pendant ce temps il fallait bien remettre la machine en route et la��A�chauffement fut menA� avec sA�rieux mais on sentait que la tension montait. Ils avaient hA?te da��en dA�coudre mais ce na��est pas A�vident de jouer devant une foule compacte avec un speaker dA�chainA� et des supporters enthousiastes hurlant A�A�Parigi, Parigi, a��A�A� pour couvrir les encouragements en faveur des verts de Livourne.

 

PrA�sentation des A�quipes et ca��est partiA�!! Coup da��envoi pour le RCP 15, un beau placage, bonne pression, ballon rA�cupA�rA�, ouverture petit cA?tA�, retour de ClA�ment sur le grand cA?tA�, une belle percA�e, un relai dans la��axe et essai de FA�lixA�!!!! Impossible de mieux dA�marrer et on se dit qua��avec un peu de chance et beaucoup de sA�rieux comme depuis le dA�but de la journA�e cette fois ci ce sera peut A?tre la bonne.

 

Erreur, grave erreurA�!!! Ballon cafouillA� sur le renvoi,A� grosse pression des verts qui jouent trA?s bien au pied pour repousser les parisiens sur leur ligne. AprA?s plusieurs temps de jeu et une belle attaque essai en coin. Tout est A� refaire mais le festival des mauvais choix, des placements hasardeux et des erreurs techniques commence. Ca��est dur de gA�rer le stress et de contrer une A�quipe bien en place.

En dA�pit des encouragements du public les jaunes et noirs passent la��essentiel de la mi-temps dans leur camp sans parvenir A� se dA�faire de la��emprise des petits hommes verts. Les avants font plutA?t jeu A�gal avec leurs adversaires mais les A? sont un peu en panne da��inspiration. Personne na��est lA� pour remettre de la��ordre et retrouver un peu de sA�rA�nitA�. La deuxiA?me mi-temps ressemble A� la premiA?re et sur une passe A� hauteur ca��est la��interception fatale. Plus rien ne sera marquA�. Quelle tristessea��.et ce na��est pas la��A�change des maillots avec leurs vainqueurs A� la fin du match qui consolera nos joueurs.

 

MalgrA� tout il faut les fA�liciter pour ce trA?s beau parcours et espA�rer que la prochaine fois ils sauront trouver les ressources pour mieux gA�rer ces moments si particuliers.

 

 

Deux beaux succA?s pour terminer l’annA�e

sac RCP 15

Pour le quatriA?me et dernier A�pisode de la premiA?re phase de la saison les 2001 avaient rendez-vous A� BrA�tigny-sur-orge pour affronter la��A�quipe locale et celle da��Athis Mons vA?tue comme nous de Jaune et Noir.

 

DA�jouant les prA�visions les plus pessimistes nous sommes arrivA�s A� la��heure prA�vue et mA?me avant nos adversaires da��Athis.A�AprA?s un A�chauffement trA?s sA�rieux nous pouvions dA�marrer les rencontres face A� nos hA?tes sur le terrain da��honneurA�!!

Les bleus et blancs prA�sentaient majoritairement des joueurs nA�s en 2000 pour certains beaucoup plus grands et plus lourds que nous. Comme trA?s souvent et en dA�pit e la qualitA� de la��A�chauffement nous dA�marrons trA?s mollement et face au vent nous subissons la pression de nos adversaires sans montrer grand-chose. Dans ce contexte atteindre la mi-temps sur le score de 0-0 na��A�tait pas une mauvaise affaire. Tous les espoirs restaient permis.

Pour le 2A?me match les gabarits de nos adversaires A�taient A�galement impressionnantsA�par contre les garA�ons ont su se mobiliser et A�lever leur niveau de jeu pour rA�aliser une performance de qualitA� avec 5 essais A� la clef (2 belles attaques bien menA�es avec de la vitesse et du dynamisme, 1 beau petit cotA�, 1 placage de Victor qui rA�cupA?re le ballon slalome dans la dA�fense et sa��en va marquer et enfin un essai sur le coup da��envoi suite au prA�cA�dent).A� Seule petite faute de goA�t 3 placages ratA�s sur le mA?me joueur (un grand costaud bien lancA�a��.) qui franchit notre ligne. Score A� la mi-tempsA�: 5 a�� 1 en notre faveur et repos bien mA�ritA�.

Le match entre BrA�tigny et Athis se termina sur un score trA?s sA�vA?re de 10 a�� 0 en faveur de BrA�tigny. Si la premiA?re mi-temps fut dA�sA�quilibrA�e (7 a�� 0) les jaunes et noirs da��Athis ont beaucoup mieux rA�sistA� en seconde mi-temps mais ont nA�anmoins encaissA� 3 essais supplA�mentaires en contre.

Pour la deuxiA?me pA�riode face A� BrA�tigny nos joueurs montrA?rent de trA?s belles choses avec du jeu rapide, des placages efficaces, du soutien permanent, des bons choix et un A�tat da��espritA� irrA�prochable. Sur un beau contre de FA�lixA� le RCP 15 rA�ussit A� franchir la ligne adverse. Certains observateurs avaient vu un en-avant mais la��arbitre valida la��essai. AprA?s avoir poursuivi sur le mA?me rythme nous avons remportA� la rencontre sur le plus petit des scores grA?ce A� une trA?s belle performance collective.

Pour la 2A?me mi-temps face A� Athis il na��y eu pas trop de relA?chement et le RCP 15 marqua 2 essais supplA�mentaires par FA�lix A� la conclusion da��une belle attaque en 1A?reA� main et par Emile dans son style caractA�ristique. Nos adversaires rA�ussirent A� franchir une fois notre ligne grA?ce A� un trA?s bel essai da��avants. Score final 7 -2.

A la��issue des 2 rencontres, les fA�licitations des A�ducateurs et dirigeants de BrA�tigny pour la qualitA� du jeu proposA�, notre habilitA� dans les rucks ou le jeu de ligne desA� A? na��A�taient pas pour nous dA�plaire.A�Avec ces 2 succA?s la��A�quipe termine cette premiA?re phase invaincue. Bravo A� tous, passez de bonnes fA?tes de fin da��annA�e et on se retrouve en 2013 pour continuer sur le mA?me rythme.

PSA�: pas de photos malheureusement les photographes A�taient pour une fois aux abonnA�s absents.

M13 CIFR B : Bagatelle pour un « sacre »

Nos 2001 ont rencontrA� Paris-Neuilly et l’entente Val d’Orge sur le prA� de Bagatelle ce samedi 17 novembre, lors de la seconde journA�e de brassage du CIFR B. Deux courtes victoires, obtenues de haute lutte.

 

Samedi 17 novembre. Il fait froid, et humide, le brouillard enveloppe les tours de La DA�fense et l’humiditA� venant du ciel rejoint celle qui monte de la Seine, insensiblement. Sur le prA� de Bagatelle sont rA�unis les enfants de trois clubs : Paris Neuilly, Val d’Orge, entente crA�A�e entre les clubs de Savigny et de Longjumeau, et nos M13 nA�s en 2001. Chez nos adversaires, dont les effectifs sont un peu, voire beaucoup pour les Essonniens, plus rA�duits que les nA?tres, les A�quipes mA?lent 2001 et 2000.

C’est par la premiA?re mi-temps de la rencontre entre RCP 15 et Paris Neuilly que l’aprA?s midi dA�bute. Nos jeunes sont brouillons, font souvent de mauvais choix, des travers, conservent le ballon pour aller A� pA�ter systA�matiquement sur une dA�fense solide, bloquent l’adversaire en le ceinturant au lieu de le plaquer, font des retours intA�rieurs… Bref… A�a bouillonne sur la touche et A�a gueule A� tout va du cA?tA� des parents prA�sents et de l’A�quipe dirigeante!

Tout d’un coup, un A�clair surgit : Pierre Lesage lance son 10 du jour, Paul Gollety, qui attaque la ligne A� la Skrela, crA�e un trou, passe les bras et donne A� Pierre Simon, qui fixe et dA�cale ClA�ment, qui fixe A� son tour et dA�cale un joueur (Emile, je crois) surgi dont ne sait oA? (A�lA�ment qui accrA�dite l’hypothA?se Emile) et qui va marquer le premier essai. Les supporters et les dirigeants applaudissent, croyant tous que leur A�quipe s’est enfin rA�veillA�e. Erreur! Ils dorment encore… Tant et si bien que sur un renvoi un peu long, ils cafouillent, commettent des fautes indescriptibles, car seul ce qui peut A?tre compris peut A?tre dA�crit. Toujours est-il qu’aprA?s des tergiversations qui nous laissent pantois, le ballon traA�ne dans notre en-but sous le regard hagard de trois de nos joueurs qui l’entourent, A� disposition d’un joueur de Paris Neuilly qui n’aura qu’A� plonger pour A�galiser. De mA�moire, je crois que c’est l’essai le plus stupide que cette A�quipe ait encaissA� depuis que je les suis, donc depuis dA�jA� cinq ans. Le doute s’installe sur la touche… A�a pue tout A�a… On va prendre cher si A�a continue… MA?me moi, je gamberge : « eh ben… aprA?s la blessure la plus stupide de l’histoire A� Rodez, l’essai le plus con de l’histoire du rugby… On est mal barrA�… »

Le pire, c’est que A�a recommence… Des travers, des joueurs qui se transforment en coffres A� ballons…. De temps en temps une fulgurance du 10 et des centres, mais comme la dA�fense de Paris Neuilly est trA?s organisA�e et vigilante, cela ne passe pas. Jusqu’A� la dA�livrance, proche de la mi-temps. Suite A� un coup de pied tactique de Paul, Pierre Simon conteste le ballon au dA�fenseur Vert et Orange, un maul se forme, Pierre arrache le ballon, et, propulsA� par la meute noire et jaune qui pousse de tout son cA�ur, il s’effondre dans l’en-but. A la mi-temps, les A�quipes se sA�parent sur le score de 2 essais A� 1, qui sera le score final, d’ailleurs, ce qui me dispense de vous narrer la seconde mi-temps, qui ne fut qu’une guerre de tranchA�es.

Il n’y aurait pas grand chose A� dire non plus sur la premiA?re mi-temps contre Val d’Orge, sinon qu’elle fut pour nos joueurs un long et douloureux calvaire. Vue de loin, l’A�quipe de Val d’Orge paraissait dA�jA� impressionnante avec ses grands gabarits. De beaux poulets, comme on dit dans le Sud-Ouest, millA�simA�s 2000 et 2001, A� cA?tA� desquels les nA?tres passeraient pour des rA�fugiA�s du Darfour. Vus de prA?s, les poulets courent vite, sont agiles, ont de la technique et sont bien organisA�s. Et surtout, ils ont A� leur tA?te un coquelet qu’il faudra suivre, A� mon avis. Il fait A� peu prA?s la taille de Gaspard et de Vincent (nos deux 2000 les plus grands), il va trA?s vite, il passe bien les bras, il a une passe trA?s sA�re, d’excellents appuis, de la vista, de l’intelligence, de la tactique, le sens du jeu et des autres, de l’altruisme, de la gA�nA�rositA�… Bref, il a tout pour lui, et aussi de nombreux ballons qu’il exploite trA?s bien bonifie toujours. Et en plus, il tire toute son A�quipe vers le haut, et la met dans une belle dynamique de jeu, qui transforme l’A�quipe de Val d’Orge en une curieuse hybridation de rouleau compresseur et de Ferrari. En face, nos joueurs sont loin d’afficher leurs qualitA�s habituelles, en revanche, et ce joueur d’exception fait la diffA�rence. Il marque par trois fois, et offre un essai tout fait A� l’un de ses coA�quipiers. A la mi-temps, le score est de 4 A� 0 en faveur de Val d’Orge.

Dans l’A�quipe comme sur la touche, c’est la tristitude. Alors, au debriefing, A�a gueule, forcA�ment. Le plus remontA�, c’est Fred, qui ne veut pas perdre contre son premier club, celui oA? il a commencA� le rugby. Entre considA�rations techniques, conseils, critiques, A�lucubrations des joueurs dA�boussolA�s, Fred fait entendre sa voix, celle du prophA?te : « En vA�ritA� je vous le dis, vous pouvez leur passer 6 essais en deuxiA?me mi-temps. Vous le pouvez! Sans problA?me! Il suffit de le vouloir! » Vox clamans in deserto, ou bien…?

Que nenni! Fred, en vA�ritable MoA?se des bords de Seine et sans mA?me l’aide d’un bA?ton de berger, rA�ussit A� faire s’A�carter la mer rouge de la honte et A� faire refluer les vagues noires du doute qui habitait nos jeunes. Jugez-en par vous-mA?me, A? vous, incrA�dules lecteurs! Vous qui ne faisiez pas partie, ce samedi, de la foule des 12 apA?tres du 15A?me pataugeant dans la boue du 16A?me!

Coup d’envoi trA?s bien tapA�, cafouillage essonnien, rebond favorable, et premier essai pour Paris 15. Me faisant le relai de la parole du prophA?te, je crie : « Plus que 5 A� marquer! On reste concentrA� ». Et concentrA�s, ils le sont : Paul attaque la ligne, toujours en mode Skrela, Pierre fixe sans ballon et transmet A� ClA�ment. « Plus que 4! ». Val d’Orge se reprend et son joueur d’exception marque A� nouveau. « On recommence, les gars, il en reste encore 5! ». Toujours concentrA�s, ils envoient du jeu, se dA�cident enfin A� plaquer au lieu de bloquer, A� aller chercher le joueur au lieu de l’attendre. Ils sont plus rapides dans les soutiens et dans les rucks. Et A�a continue A� envoyer du jeu, A� faire vivre le ballon, comme ils savaient si bien le faire les annA�es prA�cA�dentes. « Plus que 4! » « Plus que 3 ». « Plus que 2 » Le magnifique leader de Val d’Orge, qui a fait un boulot A�norme tout l’aprA?s-midi et encaisse maintenant des placages rA�pA�tA�s sort, extA�nuA�. Il a tout donnA� pour son A�quipe. En face, les noirs et jaunes continuent leur pressing, rA�cupA?rent des ballons et attaquent A� tout va, font courir l’adversaire jusqu’A� l’essoufflement. L’engagement est total, et nous perdons des joueurs : Ulysse, Paul Neuhoff, etc… Mais tous sont motivA�s, tous sont A� fond, y compris les dA�butants de cette annA�e qui font leur baptA?me du feu en championnat. Ils marquent A� nouveau, revenant donc A� A�galitA�, 5 essais partout : « Plus qu’un! » Un essai encore, pour passer devant. Et voilA�, c’est fait. Il ne reste plus que 2 minutes environ. Il faut tenir, mais le meilleur moyen de tenir, c’est de continuer la pression, de continuer A� rA�cupA�rer des ballons, de continuer A� attaquer… Les trois coups de sifflet retentissent. C’est la fin. C’est la victoire de tous les joueurs, aussi belle qu’inattendue. Un trA?s grand bravo A� tous, pour cette remontA�e magnifique, qui doit servir d’exemple et de leA�on.

C’est la victoire, en effet, mais c’est aussi le sacre, celui du ProphA?te Fred, celui qui, sur la plaine de Bagatelle, a rA�vA�lA� A� nos jeunes les tables de la loi du rugby, dont le premier commandement est : « Tu ne douteras point! », et le dernier « Quand on veut, on peut ».

 

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RA�sultats de l’aprA?s midi :

RC Paris Neuilly – RC Paris 15 : 1 – 2

 

RC Paris 15 – RC Val d’Orge : 6 – 5

 

RC Paris Neuilly – RC Val d’Orge : 2 – 7

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Les M13 au Top 12

AprA?s deux ans d’absence, notre club retrouvait l’ambiance chaleureuse et survoltA�e du Top 12, le plus grand tournoi international benjamin. Ce baptA?me du feu a contribuA� A� construire une A�quipe pleine de promesses.

 

Le Top 12 de Rodez, c’est avant tout un rite initiatique pour les jeunes joueurs de notre club. Tout comme le Tournoi Borelli de Firenze, il constitue l’un des premiers dA�placements lointains qu’effectuent nos joueurs pour participer A� un tournoi relevA�, en l’occurrence, pour Rodez, le plus relevA� qu’il soit possible d’organiser : une vA�ritable coupe du monde des M13, avec 12 nations reprA�sentA�s, et 40 clubs, dont la majeure partie est constituA�e des clubs de Top 14, de Pro D2, et de FA�dA�rale 1. On part avec les copains, tout un week-end, on voyage de nuit, on rencontre des A�trangers, on s’ouvre A� d’autres cultures et d’autres rugbys, on se mesure A� des clubs prestigieux, et, par consA�quent, on en revient grandi, avec des souvenirs plein la tA?te et des A�motions plein le cA�ur. Des souvenirs qui vous marquent pour toute votre vie de joueur, et au-delA� mA?me. Qui sait si, devenus des grands-pA?res regardant leur petits enfants A�voluer sur un terrain, les 18 joueurs qui sont partis A� Rodez le week-end dernier ne leur diront pas : « Moi, quand j’avais ton A?ge, j’ai fait le Top 12! Et j’ai jouA� contre des Sud Afs, des Irlandais, des Ecossais, des Allemands, des Italiens, contre Grenoble, contre Montpellier… ». Mais laissons-lA� un futur hypothA�tique pour en revenir A� un passA� rA�cent.

 

Le voyage et la premiA?re journA�e de festivitA�s :

Le voyage en bus couchettes s’est trA?s bien passA�, et nous avons tous dA�couvert un nouveau moyen de transport, somme toute, trA?s confortable; contre toute attente, c’est donc un groupe de 18 joueurs qui avaient ) peu prA?s tous passA� une bonne nuit de sommeil qui fut accueilli A� la gare routiA?re pour un petit dA�jeuner par nos deux hA?tesses du club de Rodez, Isabelle, qui gA?re toutes les A�quipes franA�aises, et Sylvie, qui avait la dure mission de nous accompagner durant tout le week-end. Ensuite, installation A� l’internat du LycA�e Monteil, oA? la majeure partie des A�quipes logeaient : toilette, mise en tenue, repos, et rassemblement dans la cour pour le dA�filA�. Dans la cour, dA�jA�, nos jeunes dA�couvrirent un autre monde, un monde fait d’Ecossais en kilt avec des bagpipes, avec lesquels nos joueurs ont fraternisA� immA�diatement, un monde d’Irlandais chantants, d’Anglais arborant des bA�rets basques, d’Italiens tout de rouge vA?tus, de Belges, de Suisses… Tout ce petit monde prit alors la direction du foirail pour le dA�part du dA�filA�. LA� encore, ce fut une longue sA�ance de brassage : retrouvailles avec les Italiens de Firenze, avec les joueurs des Angles, dA�couverte de ceux du Stade Toulousain, trA?s surpris qu’autant de joueurs du RCP 15 soit supporters du Stade Toulousain ou de Clermont, et aussi peu des A�quipes de Top 14 franciliennes. Puis, dans les chants et les cris, sur un fond de cornemuse jouant Flower of Scotland ou Amazing Grace, le cortA?ge s’A�branla pour traverser les rues animA�es de la ville, sous les applaudissements des passants. Le point d’orgue du dA�filA� fut un lA?cher de ballons devant l’HA?tel de Ville.

AprA?s tout cela, nous regagnA?mes notre bus, et direction le domaine de Vabre, pour dA�jeuner, puis s’entraA�ner. En guise d’entraA�nements, il s’agissait bien plutA?t de rencontres amicales, tout d’abord contre Pic Saint-Loup, puis contre nos amis Florentins. Nos jeunes dA�livrA?rent de belles prestations, dA�fensive essentiellement contre Pic Saint Loup, dans une trA?s belle rencontre qui se soldait, aprA?s d’A�piques batailles et une symphonie de placages bien enlevA�s, par un score vierge. Dans la seconde rencontre, nos M13, toujours aussi intraitables en dA�fense, commencA?rent A� poser un jeu offensif, et marquA?rent 4 essais, dont deux trA?s bien construits et trA?s collectifs. Optimistes sur ce que nous avions vus, nous reprA�mes le chemin du bus, et de l’Internat, pour se doucher et se changer. Avant de partir dA�ner, puis assister A� la soirA�e de prA�sentation des A�quipes.

 

Le Tournoi

HA�las! Si le samedi avait A�tA� des plus ensoleillA�s, ce dimanche matin A�tait… Pluvieux! Des trombes d’eaux s’abattaient sur Rodez, pour la plus grande joie des A�quipes britanniques. Nos jeunes A�voluaient dans la Poule nA�1, avec les Sud Africains, Montpellier, Grenoble, et Millau. Une poule trA?s dure.

AprA?s un A�chauffement intensif, une belle Marseillaise chantA�e A� plein poumons durant la cA�rA�monie d’ouverture, nos 18 joueurs allaient en dA�coudre avec Montpellier. Enfin, plutA?t 17… Car nous avions dA�jA� perdu Pierre, victime, la veille au soir, de la plus stupide blessure de la saison. Le pauvre a essayA� de participer A� l’A�chauffement, mais il a vite fallu se rendre A� la raison et prendre avec lui le chemin du plateau mA�dical, chemin que j’allais emprunter quelques fois ce matin-lA�. Contre Montpellier, nos jeunes furent plutA?t conquA�rants, toujours vaillants et courageux, mais stA�riles. Ne parvenant pas A� bonifier les ballons qu’ils gagnaient ni A� poser le beau jeu qui A�tait le leur la veille, ils ne parvenaient pas A� marquer, ce qu’il faut A� tout prix faire, et le plus rapidement possible dans un match de 6 minutes. Pire encore, une erreur dA�fensive bien exploitA�e par les joueurs du MHRC permet A� ces derniers de s’imposer 1-0.

Le match suivant nous opposa A� Millau, et ne ressembla que trop au prA�cA�dent : conquA?te improductive, A�norme erreur sur une relance, et essai pour Millau sur la derniA?re action. DA�faite, lA� encore, sur un score A�triquA� de 1-0.

Vint ensuite le tour des Sud Afs : joueurs, rapides, trA?s organisA�s, ils disposent de nous 2-0 dans un match trA?s engagA� qui les vit perdre deux joueurs, et nous aussi : Paul et Gaspard sont « out » pour le reste de la journA�e, et nous reprenons le chemin du plateau mA�dical.

Le dernier match de la matinA�e nous opposa A� Grenoble, et ressembla malheureusement beaucoup trop aux deux premiers, jusque dans le score : 1-0.

TrempA�s et dA�A�us, nos joueurs retournA?rent au vestiaire avec beaucoup de bleus, surtout A� l’A?me. Ce qu’ils ne pouvaient savoir encore, c’est que Millau serait 1/4 de finaliste du tournoi, et Grenoble 1/2 finaliste.

L’aprA?s-midi fut diffA�rente. La poule de classement nous opposait exclusivement A� des clubs A�trangers, pour disputer le Challenge du ComitA� de l’Aveyron : des Allemands, des Irlandais, et les fameux Ecossais avec qui nos enfants avaient tant sympathisA�. Le premier match contre les Allemands, s’il se solda par une victoire, fut des plus brouillons : un de ces matchs qui nA�cessitent, malgrA� la victoire, un recadrage musclA� mais tout en psychologie de la part du coach et du dirigeant. Bref, A�a a gueulA� 😉 Le recadrage a portA� ses fruits, puisque le match suivant est remportA� de belle maniA?re contre les Irlandais. En revanche, nos joueurs, pourtant trA?s dominateurs, se montrA?rent A� nouveau incapables de marquer dans le dernier match contre les Ecossais, qui se termina par sur un score vierge.

Au final, ils finissent aux alentours de la 30A?me place sur 40 A�quipes, et remportent le Challenge du ComitA�.

 

Globalement, ils nous ont donnA� A� voir de belles choses, et ont surtout montrA� qu’ils A�taient de vrais joueurs, capables de se mesurer aux meilleurs, et ce voyage fut donc pour nous tous l’occasion de voir naA�tre une vraie A�quipe, pleine de promesses.

En attendant que les promesses de l’avenir, voici les souvenirs du passA� :

La galerie Picasa de Pascal Dardot.

Et aussi celle de l’article (Photos JA�rA?me Valenq et Bertrand Simon, avec seulement;-) 161 photos, pas toujours bonnes A� cause du dA�luge) :

M13 : L’art et la maniA?re

sac RCP 15

Avec l’art et la maniA?re, les M13 nA�s en 2000 remportent les finales territoriales CIFR B.

A�

 

Pour un joueur, comme pour un A�ducateur, certaines journA�es restent inoubliables car elles sont exemplaires des plaisirs que le rugby nous procure. Ces finales territoriales furent une belle fA?te dont les 15 joueurs du RCP 15 demeureront les rois A� tout jamais. Ils ont A�tA� vaillants, solidaires, patients et attentifs. Dans une poule relevA�e comprenant Garches, Finances et le Racing Club, nos joueurs ont, dA?s le dA�but, marquA� ce tournoi de leur empreinte. Les avants conduits par un capitaine exemplaire, font des merveilles. La deuxiA?me ligne percute, secoue ses vis-A�-vis et parvient A� plusieurs reprises A� franchir le rideau dA�fensif, permettant ainsi au soutien dans la��axe de progresser vers la��en-but. Le souci de se passer le ballon est constant, celui de le rA�cupA�rer dans tous les regroupements est rapidement payant. De mieux en mieux lancA�e, la paire de centre montre la��exemple A� toute la ligne arriA?re. Le ballon reste sur le terrain. Aucune touche ne sera jouA�e lors des deux premiers matchsA�!

 

Les joueurs du RCP 15 sortent premiers de la poule aprA?s avoir battu Finances par 3 essais A� rien, fait match nul contre les joueurs entreprenants du Racing Club de France (malgrA� un pressing offensif qui ne nous permet pas de concrA�tiser. Nous faisons mA?me un en-avant dans la��en-but adverse) et dominA� Garches 4 A� zA�ro.

A� la mi-journA�e, la��A�quipe ne sa��emballe pas. Les joueurs restent concentrA�s. La complicitA� qui les lie peut les conduire plus loin encore. Aucune individualitA� ne tente da��imposer ses opinions au groupe. Autant que la maA�trise technique ou la puissance physique, ca��est cet A�tat da��esprit qui permet A� cette A�quipe de se prA�senter en quart de finale avec sA�rA�nitA�. Avec une petite sieste rA�paratrice dans le vestiaire et un petit discours de motivation, nous revoilA� sur le prA� pour affronter le SCUF. Dire que ce match fut unilatA�ral est un euphA�misme. A� aucun moment, nos adversaires ne nous ont rA�ellement inquiA�tA�s. Notre pilier, Vincent Accardo, fait parler sa puissance et franchit par six fois le premier rideau. Il marque 4 des 5 essais de notre A�quipe qui na��en encaisse aucunA�! Vincent, comme le capitaine de la journA�e, Nicolas Jacques, montre la��exemple. RepositionnA�s en deuxiA?me ligne, Enzo Riga et Gaspard Rey font des miracles. Les soutiens sur les porteurs de balle sont impeccables. Nous jouons devant et cela paye. Nous devrons nA�anmoins apprendre aussi A� dA�velopper notre jeu dA�ployA� et A� nous faire des passes lancA�s A� pleine vitesse. Nous jouons trop souvent arrA?tA�sA�!

Les quarts de finales sont nettement plus corsA�s. Nous tombons sur la��A�quipe Une de Suresnes, trA?s, trop, sA�re da��elle. Cette fois, le match est trA?s accrochA�. Nous oublions da��abord de plaquer. Nous jouons en reculant. Notre charniA?re est mise trop souvent sous pression. Il faut revenir au combat, bloquer les vagues, se calmer et reprendre le cours de notre jeu. Ca��est ce que nous faisons et cette fois, nos avants, percutants, mais plus fatiguA�s, parviennent A� repousser les attaques adverses sans parvenir A� franchir. FA�briles, les joueurs de Suresnes se mettent A� la faute sur plusieurs regroupements. Sous pression, ils commettent des en-avants qui nous permettent da��obtenir des mA?lA�es. Nos joueurs dA�cident alors de repositionner nos deuxiA?me lignes au centre. Choix judicieux. Tour A� tour, Gaspard et Enzo franchissent.

A� trente secondes de la fin, aprA?s un groupA� pA�nA�trant dA�vastateur, notre demi de mA?lA�e, Johan et notre demi da��ouverture, Cyprien, dA�cident de jouer un petit cA?tA� (alors que le grand cA?tA� A�tait quasiment videA�mais nosA� garA�ons jouent plus facilement sur leur passe naturelle A� gauche. Il faudra sa��entraA�ner A� se faire des passes A� droitesa��).

Le ballon parvient en bout de ligne pour un essai da��A�cole. Nous ne sortirons plus du camp de nos adversaires. Un A� zA�ro, le plus petit score, mais nous na��avons toujours pas encaissA� da��essai.

La finale se joue une heure plus tard aprA?s une autre petite sieste. Et oui, nos joueurs peuvent rester couchA�s plus de 20 minutesA�en fermant les yeux ! Une fois de plus, Vincent Accardo sa��endort aussitA?t. Ca��est un pro de la rA�cupA�ratonA�! Les joueurs du Stade franA�ais nous attendent de pied ferme et le match sera particuliA?rement A?pre. A� trop vouloir marquer, nous dA�jouons durant deux bonnes minutes. Une fois de plus, nous reculons. Notre charniA?re a beaucoup de mal A� trouver des solutions. Les soutiens sont trop en retard et nous perdons des ballons au grattage. Heureusement, les joueurs du Stade franA�ais na��osent pas envoyer le ballon vers la��aile. Trop souvent, nos trois-quarts convergent vers le ballon et les regroupements. Ils laissent des trous bA�ants dans notre dA�fense. Les joueurs du Stade franchissent notre ligne da��en-but une fois, mais notre arriA?re, Arthur Madignier, repousse le porteur de balle qui commet un en-avant. Heureusement, cela ne se reproduira plusA�! La��A�quipe soudain remet la marche en avant. Une fois de plus, les avants montrent la��exemple. Nous retrouvons notre jeu. AprA?s une sA�rie de pick and go au centre du terrain, nous obtenons une pA�nalitA� A� 10 mA?tres de la ligne adverse. Le ballon sort proprement du ruck qui suit notre attaque. Cyprien Audy sa��en empare et mystifie la dA�fense adverse. Deux crochets suffisent A� le propulser dans la��en-butA�! Un A� zA�ro, ce sera le score finalA�!

 

Je suis fier de cette belle A�quipe, A�quilibrA�e, sereine, heureuse de jouer au rugbya�� Bravo A� tousA�!

M13 : Voyage en terre d’Ovalie

En ce chaud week-end de la PentecA?te, nos benjamins nA�s en 1999 se sont confrontA�s A� la rudesse du rugby du Sud-Ouest dans le prestigieux Tournoi du Lauragais.A�A�Ils en reviennent avec de beaux souvenirs, et une magnifique 4A?me place.

 

AprA?s une nuit trA?s courte due A� un important retard de notre TGV, nous retrouvionsA�nos garA�ons samedi matin pour le Challenge du Lauragais.
Nous A�tions inscrits en niveau A avec 16 autres A�quipes de la rA�gion.A�Ja��avais plaidA� pour un groupe facile auprA?s de nos hA?tes mais on
ma��avait rA�pondu A� rien na��est facile ici tu es en terre da��ovalie A�.A�Pour la phase de brassage, nous A�tions opposA�s au Castres Olympique, A�
nos hA?tes de la��Entente du Lauragais et A� St Lys.
Les premiers matchs auxquels nous assistions nous faisaient comprendreA�la difficultA� de notre tA?che du joura�� Toutes les A�quipes jouaient au
rugby mA?me les plus faibles, le ballon passait de mains en mains,A�jusqua��A� la��aile, le soutien A�tait toujours prA�sent et le jeu trA?sA�rapide, les placages incisifsa��A�Pour le premier match de la poule, Lauragais et St Lys faisaient match nul 1-1.
Nous A�tions opposA�s au Castres Olympique, demi-finalistes du Top 14,A�pour notre premier match. Et bien nos garA�ons entamaient de bien belle
faA�on le match, notre pack montrait une belle agressivitA�, nousA�dominions les premiA?res minutes mais sur leur premier ballon deA�relance nos adversaires nous donnaient une leA�on de jeu au large pourA�un essai en bout de lignea�� Nos garA�ons ne baissaient pas les brasA�aprA?s quelques minutes difficiles, ils parvenaient A� reprendre leA�contrA?le pour A�galiser sur un superbe travail des avants. Le matchA�semblait A� notre portA�e A� moins de 2 minutes de la fin mais nousA�encaissions deux essais coup sur coup sur 2 belles actions des lignesA�arriA?res.A�DA�faite 3-1. La premiA?re fois que nous encaissions autant da��essaisA�depuis le mois de novembrea��A�Les garA�ons A�taient trA?s dA�A�us du rA�sultat mais ils avaient encore 2A�matchs A� jouer et une qualification A� aller chercher !A�Castres dominait assez largement la��A�quipe du Lauragais 3-0 dans leA�match suivant.

Nous jouions ensuite face A� St Lys qui A�tait supposA�e A?tre la��A�quipe laA�plus faible du groupe, nos adversaires jouaient trA?s bien au rugbyA�mais manquaient de puissance devanta�� AprA?s avoir vendangA� plusieursA�actions da��essai, nous parvenions enfin A� concrA�tiser, puis une autreA�fois. Nous retrouvions sur ce match notre jeu, nous assistions mA?me A�A�quelques belles actions de nos A? pour finir par gagner 3-0. Ouf !A�Dans le match suivant, Castres battait trA?s difficilement St Lys 2-1.

Il nous fallait battre nos hA?tes pour passer en quarts de finale !A�Nous dominions les premiA?res minutes mais A�tions rapidement menA�s surA�un contre bien menA� par nos adversaires. Nos garA�ons na��arrivaient pasA�A� emballer le match mais le travail de sape de nos avants finissaitA�par payer nous gagnions 3-1 pour nous qualifier mais nos garA�onsA�A�taient A�puisA�s A� la fin de cette phase de brassage !

Tout le monde profitait de la pause dA�jeuner pour reprendre des forcesA�et nous allions en avoir besoin !A�Les qualifiA�s pour les phases finales A�taient : Castelsarrasin,A�Colomiers, Canet, Castes, Elne, RCP15, Canton Nord et Rives da��Orb.

Nous A�tions opposA�s aux catalans du Canet en quarts de finale, A�quipeA�impressionnante que nous avions regardA�e jouer le matin, packA�dominateur et arriA?res adroits et rapides.A�Des le coup da��envoi nos garA�ons dissipaient nos inquiA�tudes, ilsA�voulaient aller en demies ! Nos adversaires semblaient surpris par uneA�telle intensitA� de la part de notre pack, nous rA�cuperions tous lesA�ballons au sol, avancions sur chaque regroupement et ca��est fortA�logiquement que nous prenions la��avantage. Notre pack continuait sonA�travail et nous marquions rapidement un deuxiA?me essai, la vitesse etA�la puissance de nos avants ne laissait pas le temps A� nos adversairesA�de se replacer et 2-0 au bout de 4 minutes de jeu ! Un rA?ve ! BienA�A�videmment nos adversaires se reprenaient mais ils ne parvenaient pasA�A� franchir et ca��est fort logiquement que nous gagnions ce match 2-0.A�Encore un match rA�fA�rence face A� une A�quipe splendide.A�Et nous A�tions qualifiA�s pour les demies !

Dans la premiA?re demie, Castelsarrasin A�liminait le Castres OlympiqueA�sur la derniA?re action du match (2-2 mais Castelsarrasin ayant marquA�
plus da��essai le matin, ils A�taient qualifiA�s).A�Dans la deuxiA?me demie, nous A�tions opposA�s A� Colomiers, une des plusA�belles A�coles de rugby de France oA? sont passA�s Fabien GalthiA�,A�Jean-Luc Sardourny, Davis Skrela et bien da��autresa��A�Le dA�but de match A�tait difficile, les efforts de la journA�e seA�faisaient sentir, mais nous tenions, nos avants faisaient le boulotA�nos adversaires A�taient remarquablement organisA�s, leur jeu tactiqueA�au pied da��un niveau assez hallucinant pour des benjamins.A�Nous concA�dions malheureusement un essai sur une erreur dA�fensive.A�Mais nos garA�ons tentaient de revenir pour A�chouer A� deux mA?tres de laA�ligne da��en-but. DA�faite 1-0.

Nos garA�ons fA�licitaient chaleureusement leurs adversaires et nosA�garA�ons pouvaient quitter le terrain la tA?te haute.A�Nous retrouvions donc Castres pour finir, nous devions rA�organiserA�la��A�quipe, beaucoup de joueurs A�taient trA?s fatiguA�s. Nos garA�onsA�produisaient une belle performance mais quelques petites erreursA�individuelles nous coutaient le match, dA�faite 2-0.A�Encore un fois, nos garA�ons fA�licitaient chaleureusement nosA�vainqueurs et nous quittions le terrain sous les applaudissements desA�Castrais et de leurs supporters !A�En finale Castelsarrasin battait Colomiers 1-0.

Nos garA�ons ont fait honneur au rugby francilien, comme me la��a ditA�notre hA?te A� on pensait mettre la misA?re aux petits parisiens et bien
bravo surtout aprA?s la nuit que vous avez passA�e ! A�A�Nos adversaires ont A�tA� A�galement impressionnA�s par la��excellent A�tatA�da��esprit de notre A�quipe.A�Nous nous sommes rA�galA�s tout au long de la journA�e, nos garA�ons ontA�su sa��adapter A� ce rugby totalement diffA�rent de celui pratiquA� A�A�Paris, nos garA�ons ont enchainA� 6 matchs de trA?s haut niveau.A�Notre pack a fait plus que jeu A�gal avec tous les autres, nos arriA?resA�ont eu un peu plus de mal mais ca��est tout la��intA�rA?t de ce voyage auA�pays de la��ovalie, que nos garA�ons puissent se mesurer aux meilleurs !

Bravo ! Bravo ! Bravo !

AprA?s une soirA�e au club house avec les familles qui nousA�accueillaient, nous pouvions aller nous reposer !

Le lendemain, direction le temple du rugby franA�ais, Ernest Wallon,A�pour assister aux finales du Super Challenge Minime.A�Nous assistions A� quelques beaux matchs, nos garA�ons pouvaientA�rencontrer Emile Na��Tamak dont le fils joue au Stade Toulousain enA�benjamins et qui A�tait lui aussi impressionnA� par le parcours de nosA�garA�ons la veille (les benjamins du Stade ayant fait le nul la semaineA�derniA?re face A� ceux de Colomiers !).

Il A�tait malheureusement temps de rentrer A� Paris, le voyage du retourA�A�tait trA?s calme et le train arrivait mA?me A� la��heure !

Merci aux joueurs qui nous ont donnA� tant de plaisir samedi et auxA�supporters qui ont fait le voyage pour nous soutenir !

Notre A�cole de rugby remporte le Tournoi International du Bocage

Pour notre premiA?re participation A� l’un des plus importants tournois de jeunes du Grand Ouest, qui rassemble chaque annA�e 1200 enfants, ce fut un coup de maA�tre! Le Rugby Club Paris 15 remporte le Tournoi international du Bocage, A� Saint LA?.

 

EngagA�es dans toutes catA�gories, mini-poussins, poussins, benjamins et minimes, nos A�quipes se sont bien comportA�es sous un crachin… normand. Les mini-poussins finissent premiers de leur catA�gorie, tout comme les benjamins. Les poussins, A�cartA�s de la course au titre sur le tapis vert finissent 5A?me sur le prA� tout aussi vert, et, malgrA� la contreperformance des minimes (12A?me), notre club se hisse A� la premiA?re place toutes catA�gories confondues, remportant ainsi un magnifique trophA�e.

 

FA�licitations A� toutes les A�quipes.